En complément au premier pilier, qui s’avère bien souvent insuffisant, vient le 2e pilier : la prévoyance professionnelle (LPP). En accumulant les deux premiers piliers, les assurés devraient être en mesure de conserver leur niveau de vie antérieur, l’objectif étant d’atteindre environ 60% du dernier salaire.

Qu’est-ce que le 2e pilier (LPP) et ses prestations ?

La prévoyance professionnelle repose sur une épargne individuelle ; il s’agit donc d’un processus d’épargne sur un compte individuel tout au long des années d’assurance. L’avoir de vieillesse ainsi accumulé sert à financer la rente de vieillesse.

Deux possibilités s’offrent à l’assuré lorsque celui-ci part à la retraite :

1. Le capital constitué est converti en rente de vieillesse mensuelle. Cette rente sera versée jusqu’au décès de l’assuré de manière garantie.

2. Le capital constitué peut être versé sous forme de capital.

Qui cotise à la LPP et comment ?

La LPP est obligatoire pour les salariés déjà soumis à l’AVS et qui perçoivent un revenu annuel d’au moins CHF 21’150-. Les cotisations sont partagées entre l’employeur et l’employé, l’employeur étant tenu de payer au moins 50% des cotisations.

L’assuré âgé de moins de 25 ans cotise uniquement pour couvrir les risques de décès et d’invalidité. Les cotisations au titre de la rente de vieillesse ne débutent qu’à partir de la 25e année. L’épargne cesse une fois l’âge de la retraite atteint.

Certaines personnes ne sont pas soumises à l’obligation de s’assurer. Il s’agit, entre autres, des indépendants et des personnes qui, au sens de l’Assurance-Invalidité, ont une incapacité de gain de 70% au minimum. Toutefois, ces personnes peuvent souscrire à titre facultatif une assurance minimale.

Le 1er pilier et le 2ème pilier ne couvrant que 60% du dernier revenu au moment de la retraite, il est conseillé de compléter sa prévoyance vieillesse avec le 3ème pilier.